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Samedi 18 juin 2005

à signer sur appel-dixhuit-juin.chirac-demission@laposte.net

APPEL DU 18 JUIN.

 

 NOUS RÉCLAMONS LA DÉMISSION DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE. 

 

L’appel du 18 juin du général de Gaulle aura 65 ans cette année. Cette année également, nous fêtons les 10 ans de l’élection de Monsieur Jacques Chirac à la Présidence de la République. Alors que le référendum sur le traité constitutionnel européen, de l’initiative de M. Chirac, vient d’être massivement désapprouvé par les électeurs, la question de la légitimité du Président de la République à rester à son poste est directement posée.

Nous pensons que Monsieur Chirac doit partir.

 

Depuis 1995, sa pratique politique a plus d’une fois mis en péril les institutions dont il se veut l’héritier, et plus généralement, son incapacité propre à privilégier les intérêts de la France sur ses intérêts personnels ont miné nos intérêts en France, en Europe et dans le monde. Monsieur Chirac a trahi l’espérance que 82% d’électeurs avaient placé en lui, lors de sa réélection en mai 2002. Aujourd’hui, le rejet massif dont il est l’objet interdit au pouvoir exécutif français, dans le pays et dans le monde, toute possibilité d’action.

 

Tous les acteurs internationaux attendent un changement politique pour travailler avec la France. Le Chef de l’Etat a dû accepter que le n°2 du nouveau gouvernement soit le chef du parti majoritaire, ce qu’il avait virilement refusé il y a encore un an. La France est aujourd’hui dans une impasse, elle est parvenue à un degré jamais atteint de paralysie institutionnelle, mais aussi de discrédit. Il n’y a rien à attendre des deux prochaines années si le pouvoir politique reste celui-ci, en-dehors d’une aggravation inquiétante de la crise économique, sociale et politique que nous subissons.

Le bilan des années Chirac est désastreux. Depuis 1995 nous lui devons…

  • * Le mouvement social le plus massif depuis mai 1968, en novembre et décembre 1995, 6 mois après son élection, suite à son reniement de la lutte contre la « fracture sociale », son thème central de campagne, et à la réforme Juppé des retraites et de la Sécurité Sociale.
  • * Une situation économique et sociale au contraire aggravée : croissance absente, chômage à la comptabilité tronquée et en croissance continue, profonde souffrance sociale (nombre record de RMistes, de « travailleurs pauvres » et précaires, débordement des commissions de surendettement, d’accès au logement social…).
  • * La fuite de M. Chirac, Jacques, devant ses juges, et les démêlés de ses plus proches anciens collaborateurs avec la justice (Mrs/Mmes Alain Juppé, Jean et Xavière Tibéri, Michel Giraud, Michel Roussin, Louise-Yvonne Cassetta, Lucette Michaux-Chevry, Jean-Claude Méry et sa cassette…).
  • * La dissolution ratée de l’Assemblée Nationale de 1997, suivie d’une cohabitation de 5 ans, avec l’affaiblissement institutionnel qui en a découlé.
  • * Le quinquennat que lui a imposé la gauche et une partie de la droite en 2000, malgré son opposition de longue date à cette réduction de la durée du mandat présidentiel. Le référendum qui a entériné ce choix imposé a battu tous les records d’abstention existants (plus de 70 %).
  • * Son inconséquence quant aux suites à donner à ce passage au quinquennat, en particulier sur l’inutilité de fait du poste de Premier Ministre, privé désormais de toute capacité d’action propre.
  • * Le résultat du 1° tour de l’élection présidentielle, le 21 avril 2002, où l’extrême-droite a pour la première fois pu se maintenir au second tour, ce qui a acté le bilan du principe même de la cohabitation acceptée par M. Chirac.
  • * Une politique européenne désastreuse : « moteur » franco-allemand au point mort depuis 1995, rupture avec les nouveaux membres issus des pays de l’Est, Traité de Nice plus mauvais traité européen signé, Constitution européenne, demandée par la France et rédigée sous l’autorité d’un ancien Président de la République français, massivement rejetée en France.
  • * Une politique internationale marginalisante : reprise des essais nucléaires en 1995, incapacité à peser au Moyen-Orient, mauvaises relations avec Israël, rupture sèche avec les Etats-Unis, pertes d’influence en Afrique.

 

Nous ne voulons pas d’un 21 avril bis aux prochaines élections présidentielles.

Nous refusons que la déliquescence économique et sociale en France attende encore deux ans.

Nous pensons que la France a besoin de profonds changements institutionnels.

Nous voulons que la France redevienne motrice en Europe et dans le monde.

 

Nous refusons de laisser aux extrémistes le thème de la démission du Chef de l’Etat,

qui est aujourd’hui devenue nécessaire au pays.

 

NOUS DEMANDONS A MONSIEUR JACQUES CHIRAC DE SE DÉMETTRE DE SON MANDAT,

ET D’ORGANNISER AU PLUS TARD AU DÉBUT 2006 DE NOUVELLES ÉLECTIONS PRÉSIDENTIELLES.

Par Thierry SEVEYRAT - Publié dans : appel.du.18.juin-chirac.demission
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