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JO : Nouvelle claque pour Chirac... |
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«Quelle catastrophe... C'est une humiliation ! Les JO à Madrid ou ailleurs, n'importe où, mais pas à Londres, pas en ce moment!», se lamentait hier un ministre ultrachiraquien à l'annonce du résultat. L'Elysée misait pourtant gros sur l'attribution des JO pour surfer sur cette bonne nouvelle et tenter de rebooster la fin de mandat de Jacques Chirac. C'est raté. «Le 14 Juillet, ce devait être Iter et les JO. C'était ça le rebond escompté. Maintenant il va falloir trouver autre chose, mais quoi, pffouuu...», poursuivait ce même ministre, l'air déconfit. Un conseiller du chef de l'Etat évoquait hier «un climat plus dynamisant» si la France avait gagné les Jeux mais s'attachait d'abord à relativiser l'échec : «Jacques Chirac est attendu sur des questions beaucoup plus importantes que les JO par les Français. C'est un événement sportif et il faut être sportif.» Toujours prompt à se jeter sur le moindre succès français et à coller aux émotions de ses compatriotes, le président de la République avait déjà son sujet tout trouvé pour sa traditionnelle intervention télévisée du 14 Juillet. Patatras, il devra dénicher autre chose et se rabattre sur Iter, ce projet international de réacteur de fusion nucléaire dont la France a obtenu, fin juin, la construction sur son sol au détriment du Japon. Peu de chose au regard de l'impact psychologique sur le pays d'une victoire olympique. Au plus bas dans les sondages en 1998, le chef de l'Etat s'était émerveillé de sa spectaculaire remontée après la victoire des Bleus à la Coupe du monde. Avec les JO, il espérait à nouveau se refaire une santé à peu de frais avant l'été. Un sondage Ifop publié dans Paris Match cette semaine avait commencé à lui redonner le moral : pour la première fois depuis le référendum, il progresse de 7 points avec 35 % des Français approuvant son action. L'embellie pourrait être de courte durée pour celui qui aimait à se présenter en super-VRP de «l'entreprise France» et se posait en champion de la lutte contre «le pessimisme ambiant». C'est à un pays plutôt déprimé et qui aura encore un peu moins confiance en lui qu'il va s'adresser la semaine prochaine. Il aura toutes les peines à être crédible pour expliquer que tout ne va pas si mal et que «le chômage ne progresse plus depuis deux mois», comme le dit un de ses proches. En mal de sujets consensuels et fédérateurs pour essayer de ressouder les Français autour de sa personne, Jacques Chirac est resté le plus discret possible depuis le 29 mai en dehors de ses rendez-vous internationaux. Un début d'hibernation qui pourrait bien durer jusqu'à la présidentielle de 2007. |
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